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Pourquoi réaliser une " chatière" ?

- HAROPA PORT

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Un ouvrage qui permettra à l’ensemble de la flotte fluviale existante d’accéder à Port 2000 

Grâce à la création de ce chenal maritime protégé, c’est l’ensemble de la flotte fluviale existante qui sera en capacité d’accéder aux terminaux maritimes de Port 2000 et de naviguer sur la Seine : automoteurs, convois poussés composés de pousseur et barges fluviales, navires fluvio-maritimes. Aujourd’hui, seuls les automoteurs renforcés ou navires fluvio-maritimes sont en capacité d’en faire de même et doivent pour cela faire face à 113 jours d’indisponibilité (*). Grâce à la « chatière », cette dernière sera abaissée à 19 jours. 
(*) impossibilité de franchissement de la mer au regard des conditions de houle.

Avec l’aménagement de la « chatière », une hausse du report fluvial projetée

En ce qui concerne les trafics, l'étude* socio-économique menée par la Société d’études techniques et économiques (SETEC) en 2017, a regardé l’évolution du trafic fluvial depuis le port du Havre, selon deux scenarii de trafic maritime différents, à savoir : 

  • un scénario dit « statut quo » où le trafic conteneur hinterland(*) du port du Havre passerait de 1,96 M EVP(**) en 2016 à 3,01 M en 2040 (+ 25 %)  ;
  • un scénario dit « optimiste » où le trafic conteneur hinterland du port du Havre passerait de 1,96 M EVP en 2016 à 3,48 M EVP en 2040 (+ 38 %).

Dans le premier cas de figure, la part modale fluviale progresserait de 13 % (contre 10,5 % dans le scénario « sans chatière ») avec un trafic de 240 000 EVP pour la « chatière » à horizon 2040. 
Dans le second, celle-ci progresserait de 13,4 % (contre 9,7 % dans le scénario sans l’ouvrage) à horizon 2040 toujours, avec un trafic de 280 000 EVP. 

Dans le premier scénario, comme dans le second, nous observons que l’aménagement de la « chatière » permettrait de faire croître le report modal vers le fleuve depuis le port du Havre.  

(*) arrière-pays 
(**) équivalent vingt-pieds (conteneur)

Un recul probable sur le transport routier : un gain pour l’environnement et le territoire

L’étude socio-économique de la SETEC a également permis de mettre en évidence un recul du transport routier dans chacun des scenarii envisagés. 
Il est à noter que dans le premier cas de figure (dit « statut quo »), la « chatière » permettrait d’éviter la circulation de 12 000 poids lourds par an sur les routes en 2030 et de 68 000 en 2070. Le second cas (dit « optimiste ») projette la réduction de 43 000 poids lourds par an en 2030 et de 123 000 en 2070 grâce à l’aménagement de la « chatière » et du report modal fluvial qu’elle encouragerait.  

Favoriser le transport fluvial permet également de préserver l’environnement grâce à l’utilisation de ce mode de transport plus vertueux et durable. En effet, pour rappel, l’utilisation d’un convoi fluvial permet d’éviter la circulation de 250 camions sur les routes et émet 40 g de CO2 lorsqu’un camion en émet 95. 

L’étude met en lumière un gain de 20 400 tonnes par an sur la période 2024-2056 en émissions de gaz à effet de serre

La création de cette « chatière » et l’encouragement au report modal fluvial qu’elle susciterait permettrait aussi, selon les résultats de l’étude menée par SETEC, de développer de l’emploi sur le territoire. Il est en effet estimé que la mise en place de cet ouvrage permettrait de créer 100 à 140 emplois supplémentaires. 

Pour découvrir le bilan socio-économique réalisé par la SETEC, cliquez-ici.

 

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