HAROPA PORT, Projet

Comment réaliser la « chatière » : les travaux

- HAROPA PORT

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Les emprises du chantier


Afin de conduire les travaux de réalisation de cet ouvrage, plusieurs zones seront utilisées, à savoir : 

  • A : l’ensemble de la zone de la future chatière, notamment les futurs digue, chenal, passes d’entrée du côté de l’avant-port historique et de l’avant-port de Port 2000, ainsi que la zone comprise entre le chenal de la chatière et la digue de la Compagnie industrielle maritime (CIM). 
  • B : une bande d’accès au chantier pour les engins terrestres (notamment camions) dans la prolongation ouest des dessertes routières des postes 11 et 12 de Port 2000 (sans toucher à la plage écologique de Port 2000).
  • C : La sur-largeur de Port 2000 d’où des matériaux graveleux, mis en stock lors des travaux de Port 2000, seront extraits par dragages et réutilisés pour le soubassement de la « chatière » sur la zone A. 
  • D : La zone Sud D1 d’où des matériaux graveleux, mis en stock pendant les différentes phases du chantier de Port 2000, seront extraits par moyens terrestres et réutilisés pour la digue de la « chatière » sur la zone A. 
  • E : La zone possible pour la base-vie de l’entreprise qui conduira les travaux pendant la durée du chantier. 
  • F : La zone possible de chargement/déchargement de matériaux de construction/déconstruction. 
  • G : L’ancien bassin aux pétroles qui sera utilisé pour valoriser les matériaux de dragage non-immergeables sur le site d’Octeville-sur-Mer.
  • + : Le site de clapage d’Octeville-sur-Mer qui est utilisé pour les dragages d’entretien de HAROPA – Port du Havre et pour l’immersion en mer des matériaux de dragage non-valorisables.

Les grandes étapes de réalisation du chantier 

La phase de préparation

Elle consistera pour l’entreprise, chargée de conduire les travaux sur site, à installer une base-vie « travaux », puis à préparer les pistes d’accès au chantier à l’extrémité ouest de Port 2000 et le long de la Compagnie industrielle maritime (CIM) (site voisin du chantier de réalisation de la «chatière»). 

Une campagne de détection pyrotechnique devra être menée sur le site de la future chatière compte-tenu du fait que les sols qui seront dragués ne l’ont jamais été après les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. La détection sera assurée par un engin tirant un sonar (comme illustré dans le schéma ci-dessous) pour repérer les anomalies magnétiques et les mettre à nu par les plongeurs missionnés. En cas de découverte d’un engin de guerre, ce qui est possible, les équipes de déminage prendront immédiatement le relais afin de faire le nécessaire. 
 

 

Enfin, des purges devront être réalisées le long du linéaire de la future digue. Les campagnes géotechniques menées par FUGRO en 2016 et 2019 ont en effet montré qu’une importante couche de matériaux silteux (limon) était présente sous la future digue. Avec ces matériaux, qui ne possèdent pas des caractéristiques mécaniques suffisantes pour supporter la future digue, un dragage préalable de cette couche (représentant 900 000 m3 de matériaux) sera réalisé.

Le lancement des travaux et la réalisation de la digue

A la suite de ces diverses étapes, citées précédemment, les travaux de la digue protégeant le chenal maritime pourront être initiés. Il s’agira, en premier temps, de constituer un soubassement de la future digue (c’est-à-dire la première couche) et donc, par moyens nautiques (dragues, barges, chalands), de venir positionner 600 000 m3 de matériaux en partie basse de la digue. Ces matériaux seront issus de zones de stockage du port (les zones C et D précédemment citées), ou auront été dragués, depuis la zone d’implantation de la « chatière », puis été valorisés. 

En parallèle, une digue d’accès provisoire sera créée perpendiculairement à la Compagnie industrielle maritime (CIM) (voir schéma ci-dessous) à partir, également, de matériaux stockés sur le port et réutilisés pour les besoins du chantier. 
 

 

Depuis cette digue provisoire, les différentes couches de l’ouvrage seront réalisées par moyens terrestres (camions, pelles, …) sur deux fronts d’avancement vers le nord-ouest et vers le sud-est. Les engins terrestres seront chargés de : 

  • déposer des matériaux (issus de carrières extérieures) permettant de constituer le noyau de la digue (voir photo 1 (à gauche) ci-dessous) ;
  • déposer ensuite des enrochements de plus en plus importants pour constituer les couches extérieures et carapaces de la digue (voir photos 2 et 3 (à droite) ci-dessous). 


La construction de la digue devra avancer de part et d’autre vers le nord-ouest et vers le sud-est (voir tracé rouge sur le schéma ci-dessous). Il s’agira ensuite de réaliser les raccordements aux digues existantes et les ouvertures dans ces digues (voir tracé vert sur le schéma ci-dessous). 
Afin de créer les passes d’entrée et de sortie de la « chatière », les digues existantes seront ouvertes et démantelées, sur le linéaire nécessaire, par moyens nautiques et terrestres. Enfin, la digue sera raccordée aux digues existantes par le nord et le sud. 


La digue installée provisoirement, et qui aura permis d’acheminer un certain nombre de matériaux par voie terrestre, pourra être démontée dans cette suite.

La préparation et création du chenal maritime

Le dragage du chenal est en effet indispensable pour créer un mouillage nécessaire et une circulation par tout temps des bateaux fluviaux. La partie immergeable des sédiments de ces dragages (estimés à 1,8 M de m3) seront immergés sur le site d’Octeville-sur-mer. En ce qui concerne la partie non-immergeable, identifiée à partir des campagnes géochimiques menées en 2016 et 2019, elle sera valorisée et participera au remblaiement de l’ancien bassin aux pétroles (création d’un terre-plein). 

A la suite de ces différentes opérations, l’ouvrage définitif, composé de la digue et du chenal maritime sera ainsi constitué (voir schéma ci-dessous).
 


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