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Améliorer l'accès fluvial à Port 2000 : comment ?

- HAROPA PORT

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Pour répondre à cette stratégie, le Port du Havre a exploré plusieurs leviers visant à faire progresser le report des marchandises vers l’hinterland par la voie fluviale. 

Le trafic des conteneurs s’opérant principalement, au Havre, sur les terminaux Nord et les terminaux de Port 2000, l’objectif a consisté, ces dernières années, à analyser l’ensemble des pistes permettant d’encourager les acteurs à privilégier le mode fluvial, plutôt que la route, pour les conteneurs chargés et déchargés à Port 2000. 

Néanmoins, un certain nombre de freins à ce transport par mode fluvial ont été identifiés. Citons notamment,  

  • les freins structurels :

-    les terminaux de Port 2000 ne sont pas accessibles à l’ensemble de la flotte fluviale du fait de sa localisation, en l’occurrence de son accès qui se fait uniquement par la mer et dans une zone maritime non protégée de la houle. Les navires fluviaux ne sont en effet pas tous adaptés et équipés pour emprunter les routes Nord et Sud et donc accéder à Port 2000 (image à insérer) et ne possèdent pas les autorisations règlementaires nécessaires à ce type de navigation en mer ;

 

-    les systèmes d’acheminement des conteneurs entre Port 2000 et le fleuve nécessitent aujourd’hui un transport intermédiaire (par le fer ou par la route notamment). Ces changements de transport, appelés aussi « ruptures de charge », rendent le trafic fluvial moins concurrentiel que le transport routier. En mode routier, le conteneur est chargé directement sur le terminal et ne sera déchargé qu’à son point d’arrivée sans qu’il n’y ait de « rupture de charge ». 

  • Des freins économiques :

-    les « ruptures de charge », citées précédemment, engendrent des coûts de manutention supplémentaires sur les terminaux maritimes pour les armateurs fluviaux ;

-    l’investissement engagé pour l’acquisition, par les opérateurs fluviaux, de bateaux en capacité d’emprunter les routes Nord et Sud. 

  • Des freins logistiques :

-    qui peuvent être engendrés par l’absence de visibilité et prévisibilité des opérateurs fluviaux pour l’accès de leurs bateaux aux terminaux maritimes (disponibilité des terminaux, météo, …).

Des solutions ont été étudiées dès la fin des années 2000 pour lever ces freins. Citons par exemple le projet d’écluse fluviale en fond de bassin de Port 2000. Du fait des réaménagements lourds et complexes au niveau du réseau routier, ferré, pipe à mettre en œuvre, le projet a cependant dû être abandonné. 

Entre 2015 et 2017, HAROPA – Port du Havre a lancé une phase d’étude pour faire la synthèse de toutes les pistes possibles. L’objectif était de disposer d’éléments socio-économiques, environnementaux et techniques permettant de comparer toutes les solutions alternatives.

Les grandes familles de solutions étudiées étaient les suivantes :

  • optimiser les routes Nord et Sud ;
  • réaliser un nouveau point de massification accessible par tout type de bateaux fluviaux ;
  • permettre un accès direct à Port 2000 pour tout type de bateaux fluviaux (solution engageant la mise en œuvre d’une infrastructure).

Cette phase d’étude s’est conclue par une concertation publique, dont la Commission nationale du débat public (CNDP) était la garante, entre octobre 2017 et janvier 2018. Pour en savoir plus sur la concertation et les solutions alternatives étudiées --> cliquez-ici 

A la suite de cette concertation et notamment du bilan formulé par la garante en février 2018, le Port du Havre a acté, en mars 2018, la mise en œuvre de deux types de solutions, parmi toutes celles étudiées et envisagées, pour l’amélioration de l’accessibilité fluviale à Port 2000. 

Pour en savoir plus sur la décision du maître d’ouvrage, cliquez-ici 

Les présentations et détails de ces solutions sont mises à votre disposition sur ce site internet :